mardi, mars 29, 2011

Virage vers une économie respectueuse de l'environnement

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Si chaque être humain vivant sur terre consommait, se déplaçait, se chauffait, bref, avait le même mode de vie qu’un-e habitante de notre pays, nous aurions besoin de trois planètes pour satisfaire les besoins de chacun. Or, jusqu’à preuve du contraire, nous n’en disposons que d’une, ce qui n’est pas sans causer quelques problèmes…

Deux solutions semblent donc s’offrir à nous :

Trouver de nouvelles planètes, possiblement inhabitées, desquelles piller éhontément toutes les ressources naturelles, ou tourner notre économie et notre mode de vie vers une meilleure gestion des ressources et une plus grande sobriété.

Comme les autres planètes de notre système solaire ne sont que de gigantesques sphères de roche ou de gaz, la deuxième solution semble s’imposer assez naturellement…

C’est pour cela que les Verts suisses ont lancé il y a quelques semaines une initiative populaire fédérale « pour une économie verte », dont le but est de passer graduellement d’une économie du « tout jetable », où on ne se soucie guère des conséquences environnementales de la manière dont on produit et consomme, à une économie circulaire, respectant le principe des trois « R » (réduire, réutiliser, recycler), plus équitable et plus respectueuse de l’environnement.

L’initiative réclame donc l’inscription des impératifs de durabilité et d’efficacité en matière d’utilisation des ressources dans le chapitre de la Constitution fédérale consacré à l’économie. Le texte prévoit également explicitement que la Confédération prenne des mesures et fixe des objectifs intermédiaires afin de réduire l’empreinte écologique (indicateur de la charge globale que l'être humain fait subir à son milieu naturel) à une planète d’ici 2050.

Si les objectifs fixés venaient à ne pas être atteints, la Confédération pourrait prendre des mesures particulières, comme par exemple l’encouragement des synergies entre les acteurs économiques, l’instauration de critères écologiques pour les marchés publics ou la promotion de la recherche et de l’innovation.

Cette initiative montre qu’il est possible de se réorienter vers une économie plus respectueuse de l’environnement et de l’humain, sans pour autant retourner au Moyen-âge comme l’insinuent souvent les chantres de la croissance infinie et du court terme.

Notre modèle de production et de consommation n’est pas viable à long terme, et il n’est pas acceptable que notre qualité de vie se façonne au détriment des générations futures et des habitant-e-s d’autres régions du globe. C’est pourquoi je vous invite à signer et à faire signer l’initiative « pour une économie Verte », dont vous trouverez les feuilles de signatures sur le site internet des Verts suisses (  http://www.gruenwaehlen.ch/web/votez-vert/elections_2011/campagnes.html )