mercredi, septembre 28, 2011

La démocratie directe oui, mais que quand ça nous arrange...

Ces dernières années, l'UDC s'est fait le chantre de la démocratie directe, en n'ayant cesse de clamer que le peuple était souverain, et qu'il pouvait s'exprimer  sur tous les sujets, vu que c'était à lui de décider en dernière instance.

On sait combien cette vision de la démocratie directe a été discutée et débattue, notamment au vu des problèmes posés par la non conformité au droit international de certaines décisions du peuple souverain. L'UDC semblait néanmoins défendre une position claire, que l'on pouvait partager ou non.

Aujourd'hui, en augmentant le budget de l'armée d' un milliard de francs afin que celle-ci puisse acheter de nouveaux avions de combat, et en ficelant cela de manière à ce qu'un référendum soit impossible, l'UDC montre comment ses grands discours sur le peuple souverain n'étaient en fait que des balivernes électoralistes, pouvant être foulées allègrement lorsque cela semble opportun au parti.

Si le peuple doit pouvoir voter sur la construction de minarets ou sur l'expulsion des criminels étrangers, pourquoi ne peut-il pas avoir également le dernier mot sur l'achat d'avions de guerre et des dépenses faramineuses ?

En matière d'auto-goals, l'UDC aurait pu difficilement mieux faire. Espérons que les citoyen-ne-s s'en rendent compte d'ici au 23 octobre...